Milieux, techniques et cultures préhistoriques sur la façade sud de l’atlantique au Maroc: régions d’Essaouira et d’Agadir
1. Intérêt scientifique :
La préhistoire du Maroc souffre actuellement d’un manque de stratigraphies de références. Actuellement les données les plus récentes et les plus achevées proviennent des sites fouillés dans la région de Rabat, de Tanger-Tétouan et de l’Oriental. Il est donc urgent d’acquérir un cadre stratigraphique et des datations fiables avant de pouvoir appréhender la Préhistoire de cette région d’Afrique du Nord, secteur clé pour le passage entre l’Afrique et l’Europe.
Dans ce cadre, un constat s’impose : La côte sud atlantique marocaine est actuellement vide de sites de références. C’est le cas, pour le Paléolithique moyen et supérieur, mais aussi pour le début du Néolithique.
Plusieurs opérations sur le terrain ont eu lieu, dans le cadre d’une première coopération maroco-française entre deux organismes : L’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP, Rabat) et le Laboratoire Méditerranéen de Préhistoire, Europe, Afrique LAMPEA (Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, Aix-en-Provence). Dans ce cadre plusieurs missions de prospections ont été organisées par les deux organismes appuyés par le Centre National de la Recherche Scientifique et Technique (CNRST, Maroc) et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS, France).
Dans la région de l’Oued Lksab, les fouilles archéologiques ont démontré que les
populations préhistoriques ont taillé des outils lithiques à partir du silex disponible dans des sources très proches et consommé des animaux fossiles d’alcélaphinés, de bovidés et des oeufs d’autruche. Les fouilles dans la région de Jebel Lahdid, ont principalement concerné la grotte de Bizmoune qui monter une succession de cultures préhistoriques allant du Néolithique au Paléolithique moyen.
Des prospections et des fouilles archéologiques entre Essaouira et le Cap Rhir au Nord de la ville d’Agadir, ont mis au jour des outils lithiques de la culture atérienne, dont l’âge est estimé à au moins 40 mille ans et des ossements d’animaux fossiles dans la grotte de Bizmoune (région de Jebel Lahdid). Dans les niveaux plus récents, probablement avant 10 mille ans, les populations préhistoriques dans cette cavité ont fabriqué leurs outils à partir de silex sous forme de lames et lamelles.
Au Cap Rhir, des fouilles en collaboration avec la faculté des lettres et sciences humaines à Agadir ont permis de mettre au jour des niveau archéologiques essentiellement du Néolithique et du Paléolithique supérieur. Les datations par la technique du radiocarbone des échantillons issus du sommet de la séquence du gisement et réalisées au Laboratoire d’Analyses Techniques et Scientifiques de la Gendarmerie Royale à Témara (Maroc) ont donné des âges qui s’échelonnent entre 4500 BP et au-delà de 12 000 ans BP.
2. Institutions impliquées :
- Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine, INSAP, Maroc
- Centre National de la Recherche Scientifique et Technique, CNRST, Maroc
- Faculté des Lettres et Sciences Humaines à Agadir, Maroc
- Laboratoire Méditerranéen de Préhistoire, Europe, Afrique, LAMPEA, UMR 6636-CNRS, France
- Centre National de la Recherche Scientifique, CNRS, France
3. Responsabilité scientifique :
- Abdeljalil Bouzouggar, INSAP, Maroc
- Jacques Collina-Girard, LAMPEA, France
- Abdelouahed Oumlil, FLSH à Agadir, Maroc
Vue Générale de la grotte de Bizmoune, Essaouira
Dent d’un Cheval Bizmoune
Vue générale des grottes du Cap Rhir, Agadir
Dent d’un Alcilaphiné Bizmoune
Source web par minculture
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