Entre Tata et Icht, un centre culturel en pierres sèches signé Salima Naji
L'architecte et anthropologue franco-marocaine Salima Naji a encore frappé, elle qui a déjà puissamment contribué à célébrer l'art de la construction traditionnelle marocaine au coeur de la ville de Tiznit, ainsi qu'aux greniers fortifiés d'Amtoudi, entre autres. Cette fois, elle est à l'origine de la création d'un centre culturel en pierres sèches de l'Anti-Atlas à Aït Ouabelli, entre Tata et Icht, aux confins sud de la Région Souss Massa dont la capitale est Agadir.
D’une superficie de 320 m², le bâtiment comprend une salle multimédia, une salle polyvalente et d’exposition, des ateliers pour enfants, des bureaux et sanitaires ainsi qu’un espace extérieur destiné à servir en qualité de théâtre de plein air.
Sur la façade sud-ouest, un espace ouvert très exposé au soleil est en fait une galerie bioclimatique, qui assure la circulation de l'air et rafraîchit les lieux en période de hautes températures.

D'un coût de 1,42 million de dirhams (103'000 euros), ce bâtiment a été financé par le Programme INDH (Initiative pour le développement humain) et par le Ministère marocain de l’Intérieur.
Construit dans une petite localité de moins de 2'800 âmes, aux confins de l'Anti-Atlas, dans un décor unique d'oasis, il entend constituer un exemple destiné à faire revivre les procédés de construction traditionnels, trop oubliés au profit de la brique en béton, dont la laideur a malheureusement envahi le pays, y compris le monde rural, et dont les avantages climatiques sont faibles.
L'idée consiste à multiplier ce type de bâtiments dans des régions démunies, en utilisant les anciennes techniques autochtones pour mieux construire écoles, projets d'utilité sociale, maternités, centres culturels ou encore foyers féminins.

Matériaux et artisans locaux
A Aït Ouabelli, privilégiant les matériaux et les artisans locaux dans le respect de l’environnement et de la culture des lieux, Salima Naji contribue une nouvelle fois à préserver l'architecture vernaculaire marocaine, et donc le savoir-faire ancestral.
Basée à Tiznit, son agence supervise actuellement plusieurs dizaines de chantiers de restauration et de construction dans l'esprit qui lui est cher.
Distinctions
Salima Naji a été faite chevalière des Arts et Lettres au Consulat français d'Agadir, le 28 septembre 2018. Auparavant, elle avait reçu le prix Jeunes Architectes, de la Fondation EDF, en juin 2004. En 2008, elle avait été déclarée «Inspiring woman, expanding Horizon» par la Mosaic Foundation, à Washington. Deux ans plus tard, elle avait été honorée dans son propre pays par l’Ordre des architectes du Royaume. En 2011, elle a reçu le Prix Holcim du Développement.
Source web par: le jardin aux etoiles
Les articles en relation
Un festival pour l’oasis de Tata (Géoparc Jbel Bani)
Un festival pour l’oasis de Tata (Géoparc Jbel Bani) L’une des plus riches et plus anciennes Oasis du sud-est marocain disposera bientôt de son propre festival. Toug Rih, dans la province de Tata, abritera l&
Savoir plus...
Vulgarisation de l’énergie solaire dans les oasis (Géoparc Jbel Bani)
Vulgarisation de l’énergie solaire dans les oasis (Géoparc Jbel Bani) Description de l'initiative La province de Tata, avec ses 117000 habitants, est à 80% rurale ; elle comporte 280 douars, é
Savoir plus...
TATA
TATA LES PORTES DU DÉSERT Tata est une terre de richesse et de partage qui s’explore avec le cœur et l’hospitalité y est profondément enracinée. Au-delà de ses paysages natur
Savoir plus...
L’Anti-Atlas marocain
L’Anti-Atlas marocain L’Anti-Atlas marocain constitue le domaine structural majeur du Sud du Maroc (Figure I-3). Il s’agit d&rs
Savoir plus...
L'architecture vernaculaire
L'architecture vernaculaire Le Maroc dispose d'une grande variété de styles d'architectures traditionnelles locales. Toutefois, l'architecture de terre reste l'une des spécificités les
Savoir plus...
Aït Kine, un des derniers greniers collectifs en activité au Maroc
Aït Kine, un des derniers greniers collectifs en activité au Maroc "Les traditions disparaissent mais pas chez nous", murmure Hossine Oubrahim, un doyen du village d'Aït Kine, qui abrite l'un des ra
Savoir plus...
Ouverture du Musée National du Tissage et du Tapis Dar Si Saïd de Marrakech (Géoparc Jbel Bani)
Ouverture du Musée National du Tissage et du Tapis Dar Si Saïd de Marrakech (Géoparc Jbel Bani) Dans le cadre de sa stratégie de rénovation des musées, la Fondation Nationale des Musées
Savoir plus...
Tata (Géoparc Jbel Bani)
Tata (Géoparc Jbel Bani) Envie de découvrir Tata ? Il y a mille et une façons de le vivre. Tata ou bien la ville rose est une oasis verdoyante au Grand Sud Maroc dans la région Souss-Massa, et l'une de
Savoir plus...
Nomad #107 : Tissint oasis berbère mais aussi martienne (Géoparc Jbel Bani)
Nomad #107 : Tissint oasis berbère mais aussi martienne (Géoparc Jbel Bani) Terre de rencontre des nomades venus de contrées lointaines, refuge pour Charles de Foucauld et plus récemment site prisé
Savoir plus...
N° 09 gravures rupestres Tantana (Géoparc Jbel Bani)
N° 09 gravures rupestres Tantana (Géoparc Jbel Bani) - Les gravures de la région de Tantana : (lien photos) Ibrahim peut vous organiser la visite de ces gravures. Cette dernière se fait dans la journ&eacut
Savoir plus...Les tags en relation
En savoir plus sur " Patrimoine architectural "
Consulter les vidéos de " Patrimoine architectural " Consulter les photos de " Patrimoine architectural " Consulter les publications de " Patrimoine architectural " Consulter les éditions de " Patrimoine architectural " Consulter les communications de " Patrimoine architectural "Recherche du site
Recherche avancée / SpécifiquePatrimoine et culture
Définitions Patrimoine architectural Patrimoine culturel Patrimoine Matériel et Immatériel
Géoparc et Recherche Scientifique
Le coins de l’étudiant
Blog Géoparc Jbel Bani
Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques
Les publications
Géo parc Jbel Bani
Circuits & excursions touristiques
cartothéques
Photothéques
Publications & éditions
