
Tahala
SUR LA PISTE DES BIJOUX DU MAROC
DANIEL FAUCHON
IBIS PRESS
Après la rudesse des bijoux du versant sud-oriental du Haut-Atlas et de ceux des Ait Atta, de la poésie primitive rencontrée dans les oasis présahariennes, il était naturel que je me laisse séduire par la finesse, l’élégance et la richesse des parues du sous et de l’Anti-Atlas.
Hier, en ces lieux parsemés d’arganiers et d’amandiers, de somptueuses parures d’argent, de nielle et d’émaux cloisonnés, évoquant une fois de plus le fast perdu de l’médiévale , paraient de mille feux , juives et musulmanes .

Les bijoutiers, des deux communautés, héritiers d’une technique apparue en Europe au V e siècle, importée au maroc entre les XIVe et XVIIe siècles par des juifs fuyant une Espagne répressive, rivalisaient de talent.
Dans cette maîtrisé des émaux, les artisans de Tiznit, Tafraoute et Tahala se situèrent parmi les meilleurs. Du centre de Tiznit l’on connaît principalement les immenses fibules plantées et ciselées, agrémentées d’émaux et de pièces de monnaie, de Tafraout des bracelets, et du mellha de Tahala, de remarquables boucles d’oreilles et frontaux.
Si en 1947 il était encore possible de trouver à Tahala un nombre important de femmes en costume traditionnel, parées de mille bijoux, en 1950 il n’y résidait qu’un seul juif.
En novembre 2004, mis à part quelques tessons de poterie, je n’y ai rencontré que des ruines colonisées par d’agressifs figuiers de barbarie. Seule, une vielle femme de confession musulmane me montra un fragment de parure de l’époque des juifs. Un bien maigre héritage dont la pièce maitresse, cabossée de toute part, fut certainement dans sa jeunesse une magnifique boule dite de Taguemmout.
«A l’époque des juifs, les bijoux n’étaient pas chers. Ils étaient beaux. Ma mère aimait s’en parer les jours de fête «.
Il y avait chez cette personne quelque chose d’émouvant. Son reliquat de parure, plus que modeste, semblait représenter pour elle un immense trésor. Elle avait raison. A plusieurs titres ce vestige du passé était un trésor : celui d’une vie n’a jamais perdue.
Source Web : DANIEL FAUCHON, SUR LA PISTE DES BIJOUX DU MAROC, IBIS PRESS
Les articles en relation
Patrimoine : Des artisans marocains en Afrique du Sud
Patrimoine : Des artisans marocains en Afrique du Sud Dans la ville sud-africaine de Durban, un projet de transformation d’une église en mosquée a nécessité de faire appel à l’expertise
Savoir plus...
Les trois espèces de renards marocains
Au Maroc existe encore trois types de renards: le renard roux, le fennec et le renard famélique (de ruppell). Le renard roux (Vulpes vulpes) est une espèce cosmopolite, qui se rencontre dans l’ensemble du Pa
Savoir plus...
LE SITE DU JBEL IRHOUD
LE SITE DU JBEL IRHOUD LE SITE DU JBEL IRHOUD Ce site est désormais connu mondialement en raison de l’importance des découvertes archéologiques qui y ont été faites. Celles-ci début&egr
Savoir plus...
Sur la vague du nouveau Maroc
Sur la vague du nouveau Maroc Mettre le pied une deuxième fois sur le sol marocain répondait pour nous cinq à une soif de mieux connaître ce pays qui nous hante et nous attire avec ses mille couleurs, ses s
Savoir plus...
Pierre Rabhi : "Cultiver son jardin est un acte de légitime résistance"
Pierre Rabhi : "Cultiver son jardin est un acte de légitime résistance" A 79 ans, Pierre Rabhi est plus remonté que jamais contre le saccage de l’environnement par la société de con
Savoir plus...
Patrimoine : Le Maroc en état d’alerte
Patrimoine : Le Maroc en état d’alerte Le royaume compte se doter d’un plan pour lutter contre le trafic illicite des biens culturels. Un programme dans ce sens vient d’être lancé en partenariat
Savoir plus...Aiacha L’hliya
Aiacha L’hliya SUR LA PISTE DES BIJOUX DU MAROC DANIEL FAUCHON IBIS PRESS Collecter le passé, c’est plonger dans un puits sans fin. I
Savoir plus...Photos: Trois jeunes canis dans l’Anti Atlas
Photos: Trois jeunes canis dans l’Anti Atlas Ali Irizi a encore frappé. Cette fois il s’agit de trois louveteaux quelque part dans l’anti Atlas. Cette fois encore la photo ne manque pas de susciter questions et &
Savoir plus...
Des chevauchées fantastiques
Des chevauchées fantastiques M’enveloppèrent d’un étrange nuage Et laissèrent dans les pores de ma peau Leurs empreintes de poussière. SUR LA PISTE DES BIJOUX DU
Savoir plus...La Tribu Ida Ou Blal
La Tribu Ida Ou Blal Histoire d'Ida Ou Blal Ida Ou Blal est une tribu arabe de bani Mâaqil, cette tribu originaire du Yemen est venue au Maroc entre XIIIe et XVe siècle. Le nom arabe de la tribu est "Daoui Bi
Savoir plus...
Comment sécuriser la ressource hydrique
Comment sécuriser la ressource hydrique Trois nouveaux axes en phase d’être déployés Priorité au dessalement et au recyclage des eaux usées La rareté de l’eau gagne p
Savoir plus...Les tags en relation
En savoir plus sur " Sur la piste des bijoux du Maroc "
Consulter les vidéos de " Sur la piste des bijoux du Maroc " Consulter les photos de " Sur la piste des bijoux du Maroc " Consulter les publications de " Sur la piste des bijoux du Maroc " Consulter les éditions de " Sur la piste des bijoux du Maroc " Consulter les communications de " Sur la piste des bijoux du Maroc "Recherche du site
Recherche avancée / SpécifiqueSur la piste des bijoux
Sur la piste des bijoux du Geoparc Jbel Bani Sur la piste des bijoux du Maroc
Géoparc et Recherche Scientifique
Le coins de l’étudiant
Blog Géoparc Jbel Bani
Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques
Les publications
Géo parc Jbel Bani
Circuits & excursions touristiques
cartothéques
Photothéques
Publications & éditions
