Vulgarisation de l’énergie solaire dans les oasis (Géoparc Jbel Bani)
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Vulgarisation de l’énergie solaire dans les oasis (Géoparc Jbel Bani)

Description de l'initiative

La province de Tata, avec ses 117000 habitants, est à 80% rurale ; elle comporte 280 douars, éparpillés sur une superficie de 26000 km²; La majorité des constructions en milieu rural sont en pisé ou en pierres sèches (68%). Tata se situe dans la zone présaharienne, au sud du Maroc, à une altitude de 670 m, avec 365 jours du soleil. Les ressources hydriques de la région, mises à part quelques précipitations hivernales sporadiques, sont essentiellement dues aux eaux d’infiltration qui rechargent les nappes phréatiques et alimentent les sources et les Khettarat, qui alimentent les oasis. L'agriculture est la principale activité : elle concerne 80% des habitants. Avec plusieurs années consécutives de sécheresse, les populations exploitent les eaux souterraines.

Depuis le début des années 1980, les habitants ont connu les premières stations de pompage photovoltaïque pour l'alimentation des douars avoisinants en eau potable.

Actuellement, et au vu des besoins croissants en eau potable et eau d'irrigation, notre volonté est de promouvoir et vulgariser l'usage des énergies renouvelables, telles que le photovoltaïque ; cette alternative commence à se développer dans l'ensemble des villages et des terrains agricoles irrigués.

En effet, grâce au progrès technologique développé ces dernières années (fiabilité technique, baisse de coût, disponibilité du matériel et du savoir-faire…), ces nouvelles technologies sont à la portée des agriculteurs, ce qui va contribuer à :

- l’utilisation de l’énergie solaire dans le pompage et dans la cuisson du pain pour préserver le couvert végétal dans les oasis.

- la réduction des émissions du CO2 et de la pollution dans l'atmosphère par l’abandon des autres sources énergétiques (gasoil)

- l’amélioration des conditions de vie des populations rurales (alternative technique, réduction de la corvée des barils de carburant…)

- l’augmentation des revenus des populations (pertinence économique, réduction de la facture énergétique, rentabilité agricole)

- la généralisation de l'accès à l’eau potable et à l’eau pour l’irrigation.

Principaux résultats obtenus

- 830 agriculteurs, dont 714 femmes, ont été sensibilisés à l'importance d’utiliser au mieux l'eau d'irrigation en intégrant de nouvelles technologies dans leurs exploitations agricoles telles que le système de goutte à goutte

- 30% de bénéficiaires ont intégré les techniques d'irrigation en goutte à goutte dans leurs exploitations agricoles

- 25 foyers utilisent les fours solaires dans la cuisson du pain

- 50% des bénéficiaires utilisent le pompage solaire dans l'irrigation de leurs exploitations agricoles, (350 agriculteurs, 1750 ha irriguées à l’aide du pompage photovoltaïque)

- 70 douars (villages), avec une moyenne de 80 foyers par douar, bénéficient du pompage de l'eau potable en photovoltaïque.

- 15% des bénéficiaires exploitent des chauffe-eau solaires dans leur domicile (45 foyers).

Source web par : initiatives climat

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