Les taux de gaz à effet de serre dans l'atmosphère atteignent un nouveau record
Avec plus de 405 ppm en 2017, le niveau de CO2 mondial atteint un record jamais atteint depuis des millions d'années. L'Organisation météorologique mondiale lance un signal d'alarme car cette tendance toujours à la hausse favorise le changement climatique et la montée des eaux.
D'après le dernier bulletin émis par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la concentration en CO2 atmosphérique a atteint 405,5 ppm (parties par million) en 2017, soit plus que les 403,3 ppm de 2016 et les 400,1 ppm de 2015. Le taux de CO2 atmosphérique est aujourd'hui 46 % plus élevé que celui de l'époque préindustrielle, c'est-à-dire avant 1750.
Mais le CO2 n'est pas le seul à voir sa concentration augmenter : c'est aussi le cas du méthane, dont la majorité des émissions provient des activités humaines, et du protoxyde d'azote. Le CFC-11 (trichlorofluorométhane), un puissant gaz à effet de serre qui attaque la couche d'ozone, fait aussi son retour.
Une urgence pour le climat mondial
Un quart des émissions de gaz à effet de serre sont absorbées par l'océan et un autre quart par la biosphère. Mais le reste subsiste dans l'atmosphère et s'accumule au fil des années. C'est pourquoi il est nécessaire de diminuer rapidement et significativement ces émissions. Ces chiffres alarmants devraient être au cœur des discussions de la COP24 qui se tiendra à Katowice, en Pologne, du 2 au 14 décembre 2018.
Dans un communiqué, le secrétaire général de l'OMM a exprimé son pessimisme sur l'évolution de la situation : « La science est claire. Sans réduction rapide du CO2 et d'autres gaz à effet de serre, le changement climatique aura des impacts de plus en plus destructeurs et irréversibles sur la vie sur Terre. La fenêtre d'opportunité pour l'action est presque fermée ». Il ajoute : « La dernière fois que la Terre a connu une concentration comparable de CO2, c'était il y a 3 à 5 millions d'années, lorsque la température était de 2 à 3 °C plus chaude et le niveau de la mer de 10 à 20 mètres plus élevé qu'aujourd'hui. »
Source web par: futura sciences
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