Neuvième planète : ils la cherchent dans les tapisseries médiévales
Qui eût cru que de superbes tapisseries médiévales puissent bouleverser l'astronomie contemporaine ? En effet, les comètes qui se baladent dans ces broderies âgées de près de mille ans pourraient transformer nos connaissances sur le Système solaire en nous dirigeant vers l'énigmatique neuvième planète. Elle erre quelque part aux confins de notre Système solaire, à l'insu des télescopes.
Elle pourrait être élevée au statut très convoité de neuvième planète du Système solaire si elle daignait se montrer. Pourtant, une hypothétique géante glacée, dix fois plus massive que la Terre et vingt fois plus éloignée du Soleil que Neptune, persiste à esquiver les astronomes. Insaisissable, on suppose qu'elle existe car sa présence pourrait expliquer les orbites chaotiques de certains astéroïdes de la ceinture de Kuiper.
De même, elle devrait aussi influencer la trajectoire des comètes, ces « étoiles aux longs cheveux » qui suscitaient peur et émerveillement parmi nos ancêtres au Moyen-âge. Marqués par ces phénomènes astronomiques, ces derniers ont consigné leur passage dans les tapisseries et les manuscrits. Ils n'auraient jamais pu imaginer que cela aiderait les astronomes d'aujourd'hui à traquer la planète neuf... Par chance, des chercheurs à l'université Queens de Belfast, en Irlande du Nord, ont su voir le potentiel de ces archives historiques.
La comète de Halley, qui a traversé le ciel médiéval en 1066, est représentée sur la très célèbre tapisserie de Bayeux. Les observations de comètes décrites dans les broderies médiévales comme celle-ci sont des données précieuses, exploitables de nos jours par les astronomes pour tester l’hypothèse d’une neuvième planète. ©️ Wikimedia Commons
Les comètes pourraient trahir la présence d’une planète neuf
De façon tout à fait inédite, la médiéviste Marilina Cesario et l'astrophysicien Pedro Lacerda se sont associés pour porter un projet de recherche transdisciplinaire, appelé « Avant et après Halley : perspectives médiévales sur la science moderne ». Leur objectif est double : trouver une preuve supplémentaire de l'existence d'une planète et valoriser les savoirs du Moyen-âge, trop souvent discrédités. Mais comment exploiter des données âgées de près d'un millénaire pour étudier une théorie du XXIe siècle ?
Il se trouve que les observations de comètes ont été datées et décrites en lien avec des évènements historiques importants, ce qui s'avère maintenant très utile pour les astronomes. « Nous pouvons prendre les orbites des comètes connues actuellement et calculer la date à laquelle ces comètes ont pu être visibles dans le ciel au Moyen-âge », explique en effet Pedro Lacerda, dans des propos rapportés par Live Science. « La date exacte dépend de ce que nos simulations incluent la planète neuf. » Autrement dit, les observations de comètes au Moyen-âge peuvent permettre de déterminer quelles simulations informatiques correspondent le mieux à la réalité : celles qui prennent en compte la planète neuf ou celles ne l'incluant pas.
Publié le 20/05/2018
Source web par : futura-sciences
Les articles en relation
Le Système solaire au cœur d'un ouragan de matière noire ? Ah bon ?
Le Système solaire au cœur d'un ouragan de matière noire ? Ah bon ? Les raisons de croire à l’existence de la matière noire sont plus solides que jamais. Mais ce n’est pas une raison
Savoir plus...
Seul sur Mars : un remake en Antarctique ?
Seul sur Mars : un remake en Antarctique ? La Planète rouge ne pardonne pas. Pour tous les prétendants à la colonisation, Seul sur Mars servira d'avertissement... mais aussi d'inspiration. Comme aucun ast
Savoir plus...
Voici les premières images des échantillons extraterrestres prélevés par la Nasa
Voici les premières images des échantillons extraterrestres prélevés par la Nasa La Nasa a présenté les échantillons récoltés sur l’astéroïde Bennu, qui
Savoir plus...
La planète Mercure devant le soleil ce lundi : un événement rare
La planète Mercure devant le soleil ce lundi : un événement rare La plus petite planète de notre système solaire sera visible de la Terre dans l’après-midi. Un événement q
Savoir plus...
Drâa-Tafilalet, un paradis pour les amateurs d'astronomie et chasseurs de météorites
Drâa-Tafilalet, un paradis pour les amateurs d'astronomie et chasseurs de météorites La région de Drâa-Tafilalet, avec sa faible densité de population et ses vastes espaces naturels é
Savoir plus...
#MAROC_La_météorite_martienne_Tissint au Festival d’astronomie à Ifrane
#MAROC_La_météorite_martienne_Tissint au Festival d’astronomie à Ifrane Des météorites, l’Univers, les étoiles, au centre de la 7e édition du Festival d’astronomie d&
Savoir plus...
Astéroïde 2024 YR4 : alerte écartée, risque minime
Astéroïde 2024 YR4 : alerte écartée, risque minime En janvier 2025, la communauté scientifique a tiré la sonnette d’alarme concernant un risque de collision entre l’astéro&iu
Savoir plus...
Plongée à l'intérieur d'une naine blanche, une première !
Plongée à l'intérieur d'une naine blanche, une première ! Le satellite Kepler permet de découvrir des exoplanètes mais également de sonder l'intérieur des éto
Savoir plus...
'Oumuamua serait bien une comète selon la Nasa
'Oumuamua serait bien une comète selon la Nasa Des chercheurs qui ont étudié les observations de 'Oumuamua par Spitzer ajoutent une touche à son portrait. Pourtant le télescope spatial n'
Savoir plus...
Météorites : De la « black beauty de Tissint à la « green beauty » de Boujdour (Géoparc Jbel Bani)
Météorites : De la « black beauty de Tissint à la « green beauty » de Boujdour (Géoparc Jbel Bani) Pour ses richesses fossiles d’origine tellurique ou céleste, nombre de pays
Savoir plus...Les tags en relation
Recherche du site
Recherche avancée / Spécifique
Géoparc et Recherche Scientifique
Le coins de l’étudiant
Blog Géoparc Jbel Bani
Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques
Les publications
Géo parc Jbel Bani
Circuits & excursions touristiques
cartothéques
Photothéques
Publications & éditions
